Sonneveld : trois frères, une passion
Piet, Henk et Steve Sonneveld viennent d'une longue lignée de jardiniers. Leur grand-père, leur père et leurs oncles cultivaient des légumes. À la fin des années 1990, un premier coin d'hortensias fait son apparition dans l'exploitation. En 2007, la décision est prise : adieu les poivrons, place à la spécialisation exclusive dans l'hortensia.
Aujourd'hui, les trois frères cultivent une large gamme d'hortensias sur 6,5 hectares, de mars à janvier. Pour couvrir les mois de repos de l'hortensia, ils ont ajouté il y a cinq ans la culture de l' hellébore, récoltée de décembre à mars, un calendrier parfaitement complémentaire.

'Light my Fire' : une variété à part entière
Lors de notre visite, Henk nous a guidés à travers les bancs d'essai, ces rangées de prototypes où se décident les variétés de demain. Le processus est exigeant : seules les plantes qui cochent toutes les cases, croissance, facilité de culture, couleur, durée de conservation, passent à l'étape suivante. Il faut en moyenne cinq à six ans avant qu'une variété soit commercialisée.
'Light my Fire' a passé tous ces filtres haut la main. C'est une sphère dense aux pétales blancs et verts, bordés d'un rouge vif qui s'intensifie encore dans la variante classique. Le résultat est une fleur difficile à décrire avec des mots, il faut la voir.
La première coupe a déjà été réalisée. La plante repart rapidement et une nouvelle coupe est attendue dans les semaines à venir.

L'hortensia : une culture exigeante
Malgré les technologies modernes de contrôle climatique, l'hortensia reste une plante au caractère bien trempé. Il ne se laisse pas forcer à fleurir toute l'année : en hiver, il entre en repos, perd ses feuilles et cesse de pousser. Les pousses d'automne se lignifient, et c'est seulement en janvier, quand la serre se réchauffe progressivement, que la croissance reprend.
Certaines variétés sont adaptées à une coupe précoce, de mars à juillet, et peuvent même être récoltées une seconde fois plus tard dans la saison. D'autres non. C'est toute la complexité et la richesse de cette plante.

Le facteur wow, une philosophie
Chez Sonneveld, la qualité n'est pas un argument commercial, c'est une conviction profonde. Henk le résume bien :
« Les fleurs suscitent l'émotion. Si quelqu'un voit une présentation et qu'elle n'a pas de facteur wow, les gens passeront leur chemin. Nous voulons ce facteur wow à chaque étape : la récolte, le tri, le remplissage du chariot, toute l'image doit être juste. »
Les frères proposent une gamme large, plusieurs dizaines de variétés, en couleurs multiples, pour permettre aux fleuristes et revendeurs de construire des présentations à couper le souffle sur une longue période de la saison.